Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Transgénique contre agronomie: Le combat pour l'agriculture

L'étude Séralini a semble-t-il des faiblesses. Admettons. La paille Séralini pour cacher la poutre de l'industrie (dixit fort justement Veillerette ce matin) Pourtant, un lever de bouclier aussi hystérique ne peut que faire se poser des questions.

Cette critique des OGM arrive mal, alors que le populaire commençait à s'endormir doucement et que l'industrie, assurée du soutien des scientistes, des politiques et des principaux médias, était en train de s'installer tranquillement dans le paysage... Pas de chance.

Je ne serai pas étonné que de nouveaux tripotages d'ADN soient prêts à être commercialisés. Le blé est en attente, quelques légumes probablement...
Dans ce cadre, l'étude Séralini serait une plus grande catastrophe encore, et ce réveil arriverait à un bien mauvais moment... mais ce n'est qu'hypothèse de ma part.

Sur le plan agricole, le problème de base du transgénique est son approche fondamentalement réductionniste, alors que l'agriculture est une question systémique d'interactions sol / plantes (y compris entre plantes) / animaux / météo. Prétendre que l'on peut organiser/réguler ce vaste réseau d'interactions en insérant juste un gène dans un génôme (qui plus est au canon, sans aucune précision) relève de l'aveuglement hyper-spécialisé. Pire encore. L'expérience vécue avec le prion, qui est une molécule "classique" dont juste la forme, et pas la composition chimique, rend la présence hyper-toxique (Kreuzfeld-Jacob) montre que ce jeu avec l'ADN peut s'avérer extrêmement dangereux.

Il faut le dire. Les techniques agronomiques, très diverses, très efficaces, beaucoup plus intelligentes et beaucoup moins risquées que le transgénique, peuvent résoudre les problèmes de nourriture. Une approche, sinon "bio", du moins beaucoup plus "raisonnée", peut même procurer énormément d'emplois...

Sur le plan social, mettre en avant ces approches systémiques remet en question un lobby scientifico-industriel qui ne vit que par le tripotage de génomes, grace aux brevets qui y sont liés. Les intérêts financiers, soigneusement dissimulés derrière des arguments scientifiques (réductionnistes), passent avant tout... et ce n'est pas juste une critique, mais un fait. Des entreprises gagent de l'argent grace aux OGM, des scientifiques, des lobbyistes et quelques journalistes peuvent manger tous les jours grace à ces tripotages.

Passer d'une technique/méthode à une autre peut faire craindre à celles et ceux qui pratiquaient la première de se retrouver le bec dans l'eau, ce qui n'a bien sûr rien d'agréable. Voyez les mineurs, quand la France a fermé ses mines. Eux aussi n'ont pas aimé être mis dehors... mais cela s'est fait. Ce n'était que des mineurs, remarquez, et pas des Financiers et des Super-Scientifiques qui Maîtrisent le Vivant. 

Le transgénique est une stupidité sur le plan agricole, mais il existe probablement d'autres domaines où il peut être utile. L'agronomie, science (systémique) d'avenir, peut "nourrir la planète".

Écrire un commentaire

Optionnel