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Le capitalisme ne sait pas poser les pieds par terre.

La chronique de ce matin d'Audrey Pulvar(1) se payait ces économistes qui prétendent qu'il faut sortir de l'Euro et, surtout, faire marcher la planche à billets, pour sortir de "la crise".

Son argument : les Etats-Unis font marcher cette planche depuis des années, et ça n'a pas eu les effets escomptés. Admettons. Elle finit sur une analogie (approximative, comme TOUTES les analogies) sur la différence entre un régime minceur brutal qui ne marche que sur le court terme et un effort sérieux, régulier, et tout et tout. Sous-entendu bien sûr que ce dernier est ce que promeuvent ceux qui "gouvernent".

Elle considère donc qu'il n'y a pas - ou peu - d'effets secondaires à la politique économique imposée aujourd'hui. Voilà qui se discute.

Ils sont en train de coller à toute l'Europe des plans de rigueur absolue.

Le problème, c'est que le système commercialiste dans lequel nous vivons ne tient QUE PAR LA CONSOMMATION.

Le capitalisme est un cycliste idiot(2), qui ne sait pas poser les pieds par terre lorsque son vélo s'arrête (lire: si la consommation s'arrête). Alors oui, le vélo et celui qui est dessus tombent s'il ne roule pas. Mais ce n'est pas la faute du vélo. C'est la faute du crétin qui est dessus, qui prétend le diriger, et qui n'a pas pensé - et donc pas prévu - qu'il pouvait s'arrêter. Et il est d'autant plus débile qu'il a les moyens intellectuels et humains pour l'envisager, et même pour l'éviter.

La consommation sans fin est aussi une aberration. Ne parlons pas du nombre de planètes (air pur et eau propre compris) qu'il faudrait pour que tout le monde ait sa bagnole et son Foyer doux foyer. Voyons juste le cas de la Chine, qui va prêter de l'argent à l'Europe !... Ce qui consiste en fait à renflouer des clients insolvables pour qu'il achètent ses propres produits !

Dans un tel contexte, la dette est la seule issue pour continuer à consommer. Mais ce n'est que reculer pour mieux se planter. Les rapaces et les parasites qui s'acharnent à vouloir "baisser les coûts" en pressurants les salariés-consommateurs sont en train de tuer un système qui, de par sa non-conception même, ne sait pas s'arrêter.

Ce serait une bonne chose que "les politiques" se fassent pousser des couilles (comme dirait la vulgate machiste) et se décident à CONTRÔLER LE POGNON. Malheureusement cette pousse de gonades est aisément controlée par la croissance des comptes provisionnés dans les Îles Vierges. Prends l'oseille et tire-toi.

Il y a bien une certaine augmentation du niveau de vie dans les pays "en croissance." Mouais. Mais on fait quoi ICI ? On a bien profité et maintenant on partage ? Mais qui partage ? Qui profite ?

Ici "on" vous vire à 49 ans, avec retraite sans chapeau repoussée à 65 ans. Bientôt 90, pourquoi pas ?

Là-bas, les esclaves des usines Chinoises (ou Cambodgiennes, c'est encore moins cher), payés certe, mais payés au lance-pierre... Ils vont attendre vingt ans, recommencer ce qu'on a fait ici (parce que c'est pas venu tout seul, hein!) pour avoir une Sécu et une Retraite ?

Il est certain qu'une poignée d'intermédiaires s'engraisse. Mais ceux-là, qui ne produisent RIEN, sont ceux qui profitent le plus. Toute cette "science" économique ne sert que d'écran de fumée intello-rationaliste à cette fuite en avant délrante... Et pas de Politique là non plus pour CONTROLER LE POGNON.

Vous avez un bout de terrain pour faire pousser quelques patates ? Ça pourrait servir.

(1) Emission du 27/10

(2) Oui, je sais. C'est aussi une analogie. Approximative. Mais elle me plaît, celle-là! ;)

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