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  • La ploutocratie en action.

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    La ploutocratie en action. Ci-dessous, un article du Canard Enchaîné, notre WikiLeaks français à nous, je postule l'exactitude des infos fournies. J'ai tenté de trouver la loi citée, mais le site de l'Assemblée est un vaste bordel.

    PS et UMP s'emballent en Vuitton

    Article du Canard enchaîné, 2 mars 2011

    Avec une touchante unanimité, l'UMP et les socialistes ont voté, le 15 février à l'Assemblée, un amendement au projet de loi sur le livre numérique qui n'avait rien à voir ni avec le livre ni avec le numérique. Une véritable urgence: il s'agissait de sauver des griffes de la justice administrative un projet cher au milliardaire Bernard Arnault.

    Le patron du groupe LVMH a entrepris de construire dans le Bois de Boulogne - avec la bénédiction de Delanoë - un musée d'art contemporain signé du célèbre architecte Frank Gehry. Le chantier est déjà bien avancé, mais, en janvier, des riverains tâtillons ont obtenu l'annulation du permis de construire. A la grande fureur de Bernard Arnault.

      Heureusement, le roi du luxe a plus d'un tour dans son sac Viutton. Ce grand ami de Sarko ne compte que des amis - ou peu s'en faut - au Parlement. Influent élu de Haute-Normandie, le secrétaire général du groupe LVMH, Marc-Antoine Jamet, s'est mis en devoir de faire rédiger par des avocats spécialisés un article de loi taillé sur mesure pour son patron. Le texte en question valide en quelques lignes le permis de construire de la fondation et donne le feu vert pour les travaux.

    En temps normal, un tel tour de passe-passe n'aurait pas passé la rampe du Conseil constitutionnel, qui censure impitoyablement les amendements qui n'ont rien à voir avec l'objet de la loi votée (un « cavalier législatif », en jargon parlementaire). Mais le Conseil ne peut pas s'autosaisir, et ni la gauche ni la droite ne devraient déposer de recours cette fois... Rien à craindre non plus de la part des riverains mécontents. Les simples citoyens, qui peuvent désormais saisir le Conseil constitutionnel, n'ont toujours pas le droit de contester la façon dont les lois ont été adoptées.

    A ce niveau-là, ce n'est plus du droit mais du grand art...

    La ploutocratie en action: des lois votées pour rendre service aux riches. Et qu'importe qu'il s'agisse d'une "fondation". Les jouets apparemment altruistes des riches restent leur propriété tout en leur permettant de se dédouaner. Les petits, eux, donnent une thune au clodo au sortir de la messe du dimanche. Chacun "donne" selon ses moyens.

    Ne pas se méprendre: La Pen ne changerait rien à cette situation. Le système entier est corrompu "par nature," extrême-droite comprise.

     

  • Le nucléaire, c'est bon. Mangez-en !

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    Donc, un pays comme le Japon, qui a des centrales nucléaires depuis des lustres, et où les risques sismiques sont connus, est quand même capable d'avoir des centrales qu'on ne peut refroidir en cas de coupure de jus. Bravo les ingénieurs. On peut avoir confiance.

    En france: rien à dire. La propagande nucléariste s'éclate dans tous les médias. Et si les centrales doivent être refroidies au jet d'eau lorsqu'il fait un peu trop chaud, on ne s'inquiète pas.

    Mieux encore: on va les vendre dans quelques pays désertiques et fort riches où la température cotoie les 50° à peu près chaque jour de l'année... et où on ne trouve pas le moindre fleuve.

    Arrogance du lobby d'une "industrie" dégueulasse et dangereuse.

     

  • La finance, un parasite

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    Dès que le tremblement de Terre au Japon a été connu, les "valeurs" japonaises en bourse ont baissé.

    Des "économistes" larbins du système viendront dire que "la finance, c'est tout le monde". Peut-être vous-même avez-vous d'ailleurs des actions dans des société japonaises...

    sauf que tout le monde n'a pas le même poids. Quand les fonds qui gèrent des milliards bougent une oreille, cela a évidemment plus d'effets que si vous vendez vootre poignée d'actions.

     

    Rendement annuel des actions des sociétés du CAC40 : +13% par rapport à l'année précédente.

    Profits: +80% (source: chronique économique sur France Inter ce matin)

    Et les salaires ? Et la baisse des remboursement sécu et autres? Et la destruction des Service Publics?

     

    La bourse? Qu'elle crève.

     

    (oui, je sais. mais ça défoule. Et puis, à force de taper sur les clous, ils finissent par s'enfoncer... Encore faut-il taper !)

  • LOPPSI: Le Conseil Constitutionnel valide la censure du Net

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    Je cite "La Quadrature du Net" :

    Paris, 10 mars 2011 - Le Conseil constitutionnel a rendu sa décision relative à la loi LOPPSI. Les sages ont estimé que l'article 4 de la loi, qui met en place la censure administrative du Net au prétexte de lutte contre la pédopornographie, n'était pas contraire à la Constitution. Le Conseil constitutionnel n'a pas su protéger les libertés fondamentales sur Internet, au premier rang desquelles la liberté d'expression. L'espoir réside désormais dans les instances européennes, seules à même d'interdire ou à défaut d'encadrer la censure administrative du Net et ses risques de dangereuses dérives.

    [suite...

  • Le FMI en Libye, ou quand le capitalisme nique la démocratie.

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    Le FMI et la Libye, donc. Deux articles.

    1- Le FMI tresse des lauriers à Kadhafi
    Par Jérôme Canard, Le Canard Enchaîné, 9/3/2011

    Il y a moins d'un mois, Strauss-Kahn, le patron du FMI, saluait les exploits économiques du Colonel, alors que les émeutes avaient déjà commencé...

    Il y a des coïncidences qui tombent mal, comme dirait Michèle Alliot-Marie. Le 9 février, alors que les émeutes débutaient, à Benghazi, les membres de l'"executive board" (la direction générale) du Fonds monétaire international (FMI) adoptaient leurs conclusions sur la situation économique et financière de la Libye en 2010. Le 15 février, leur rapport, qui porte la référence 11/23 et compte quatre pages, était rendu public à Washington, sur le site anglais du FMI. Mais, contrairement à l'usage, pas en français. Tiens, tiens !

    Ce document, bourré, comme il se doit, de données chiffrées et de statistiques, est surréaliste. Le "board" du Fonds monétaire, dirigé par Dominique Strauss-Kahn, ne cesse de féliciter le colonel Kadhafi et son gouvernement pour la qualité de leur gestion budgétaire et pour les réformes déjà entreprises. Grâce à la hausse du pétrole, observent ces experts, les recettes fiscales se sont améliorées, le solde de la balance extérieure se porte mieux, atteignant 20% du PIB, malgré la hausse de la demande intérieure, et la situation de la banque centrale libyenne est meilleure que jamais. Avec, en prime, ce coup de chapeau final :
    « Les directeurs exécutifs saluent la forte performance macroéconomique de la libye et ses progrès dans le renforcement du rôle du secteur privé et dans la croissance dans les secteurs économiques non liés au pétrole. »
    En fait, le FMI donne un seul conseil à Kadhafi : favoriser l'emploi des jeunes. Et il ne lui adresse qu'un seul reproche : ne pas privatiser assez vite les banques et le marché local des capitaux. Et ce malgré une mission de ses technocrates sur place. La conclusion s'impose d'elle-même: « Les directeurs (du FMI) encouragent les autorités (libyennes) à pousser plus loin les réformes structurelles pour favoriser le développement du secteur privé. »
    Ultime précision apportée par ce document : ses conclusions ont été transmises aux autorités libyennes après avoir été résumées ( « summarizes » ) par le managing director du FMI. C'est-à-dire, en bon français, par son directeur général, un certain Dominique Strauss-Kahn.
        Jérôme Canard
        Le Canard Enchaîné, 9/3/2011.
     L'article...


    2- DSK en 2008, lors de la 4e conférence sur l'intégration économique du Maghreb. 

    « J'ai aussi eu le privilège de rencontrer le Chef d'État de la Libye, le Colonel Kadafi, le Secrétaire général du comité populaire des finances, M. El-Huweij, et le Gouverneur de la Banque centrale, M. Bengdara.

    « Les entretiens que nous avons eu ont témoigné de notre unité de vues sur les réalisations de la Libye et sur les principaux défis auxquels elle est confrontée. Les réformes ambitieuses des dernières années ont produit une croissance forte qui commence à se diversifier ainsi que la stabilité des équilibres macroéconomiques. Le défi principal est de maintenir le rythme des réformes en cours visant entre autres à réduire la taille de l'État. Dans ce contexte, le Programme de distribution de la richesse comporte à la fois une bonne occasion et certains risques. S'il est structuré et mis sur pied convenablement, ce programme pourrait promouvoir le secteur privé tout en minimisant les risques posés pour l'offre de services publics essentiels.

    « Nos entretiens m'ont convaincu que le programme de réforme de la Libye continuera à un rythme soutenu dans le but de réaliser une croissance encore plus élevée et d'améliorer le niveau de vie de la population. »

     

  • C'est donc ça, la démocratie ?

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    On est en pleina bataille contre un dictateur sanguinaire.

    On se fait étriper, massacrer. A coup de missiles.

    Mais on y va.

    Contre la dictature.

    Et que font les démocraties donneuses de leçon pendant ce temps?

    Elles pinaillent. Elles discutaillent.

    Quel intérêt a donc cette Sacré Démocratie?... Et qui y a-t-il juste à côté? Des organisations islamiques particulièrement efficaces.

    Y'aura pas photo. Et tant pis pour ces démocrates occidentaux bien au chaud devant leur télé.

     

  • Préférence pétrolière

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    La "communauté internationale" n'a pas beaucoup hésité pour aller défendre le (pétrole du) Koweit quand Saddam Hussein a tenté son invasion.

    La "communauté internationale"  a bien plus de mal pour défendre le Peuple libyen en révolution, malgré une unanimité (rare) du Conseil de sécurité de l'ONU.

    Chacun ses valeurs.

    L'enjeu Libyen

  • Les armes, ça fini par tuer...

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    Entendu sur Al Jazeera, un "commandant" révolutionnaire libyen: il y avait deux Mirages. On les a abattus avant qu'ils ne tirent.

    Vive la France.