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Qu'est-ce qu'on appelle "dépression" ?

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Ce matin aux savanturiers, un champignon hallucinogène pour lutter contre la dépression.

C'est l'approche biochimique, si appréciée des laboratoire de chimie pharmaceutique. Avantage : Il va y avoir un truc à vendre.

Mais ce qu'on appelle dépression correspond à un ensemble complexe dont la biochimie n'est qu'un des aspects.

Avant d'atteindre un niveau pathologique où souvent la biochimie peut effectivement devenir un élément majeur, cela a très souvent débuté par un problème psycho-social.

Pourquoi entre-t-on en dépression ? Parce qu'il se passe des choses dans notre environnement d'une telle intensité que nous nous sentons débordés, incapables. Le corps, toujours en interaction étroite avec notre "état d'esprit" produit les hormones qui crée/renforcent un "état dépressif'.

Si elle est prise dès le départ, la situation dépressive peut être limitée par une compréhension des mécanismes psycho-logiques qui en sont l'origine.

Nous avons un idéal.

Voire plusieurs.

Être une belle personne, intelligente, riche, avec une famille aimante, des voisins discrets, une santé de fer, une vie tranquille (ou aventureuse), une voiture, deux voiture, un bateau, un château, un(e) prince(sse) charmant(e), etc.

Mais la vie ne fournit pas ce que la société humaine, via sa propagande ordinaire - la publicité, les contes, les histoires médiatisées, ne cesse de nous suggérer comme idéaux.

Nous somme petit à petit un peu plus frustrés de ne pas atteindre ces objectifs.

Cette accumulation de frustrations peut conduire à de la dépression: de toute façon, je suis nul(le)... je n'arrive à rien... Le monde est contre moi...

Cette pente fatale vers la dépression, on peut appeler cela l'IFD : De l'Idéalisme à la Frustration, conduisant à la Dépression.

Un des premiers médicaments contre la dépression est la conscience de cette différence entre ce que nous voulons et ce que nous pouvons avoir.

Un médicament complémentaire est de ne pas se laisser enfermer par la logique binaire. Ce n'est pas parce qu'on perd une partie que l'on perd le match. On n'est jamais totalement nul, ou totalement stupide.

Rejeter comme toxique une expression du genre "quand on veut, on peut".

Se rendre compte que notre langage tout entier porte des expressions toutes faites qui contribuent à créer un écart entre ce que nous voulons et ce que nous pouvons.

Il ne s'agit pas de dire qu'on ne peut rien faire. Il s'agit de comprendre nos propres limites, de travailler à l'intérieur, et de les repousser petit à petit (ou d'un coup !... ça dépend des circonstances).

Connaître ses limites sans se laisser enfermer par elles, voilà bien un principe qui contribue à créer un cadre logique qui permet d'éviter l'IFD.

Cela s'appelle de la prévention psycho-logique.

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