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Mollesse des sciences dures

N'étant pas un scientifique mais juste un... Esprit Critique, je me permets de juger "la science"... Faut pas se gêner.

On entend parfois certains scientifiques des sciences dites "dures" prétendre à être les seuls vrais détenteur de la seule vraie méthode scientifique vérifiable.

Essayons-nous à un petit exemple : le circuit électrique. Selon la position de l'interrupteur, le courant passe ou ne passe pas dans le fil. Le monde est (apparemment) simple pour le concepteur de circuits, et sa théorie l'est aussi, vérifiable et tout le toutim de la méthode*.

Dans la "réalité" (définie comme ensembles d'objets/relations organisés en niveaux, en interactions internes et entre niveaux), s'il est impossible de prendre un chemin, on peut souvent en prendre un autre, ou pas.

L'un n'excluant pas l'autre, il arrive qu'un état binaire existe vraiment, mais il n'est qu'un état particulier dans un processus beaucoup plus flou lorsqu'on l'observe d'un autre point de vue (relativité).

Vous avez un circuit électrique parfait, d'accord. Si une tempête fait sauter le compteur électrique et que vous n'avez pas d'essence pour le générateur, votre super circuit est bon à mettre à la poubelle, et votre théorie, parfaitement valide, est tout simplement inutilisable. Le contexte relativement flou (la tempête résultant d'un ensemble de paramètres beaucoup plus large, mais tout aussi valides que ceux de l'électricien) rend votre bidule sans aucun intérêt.

Plutôt que de catégoriser de manière ridiculement binaire entre sciences dures et molles, on pourrait peut-être (une idée comme ça) affecter à chaque spécialité scientifique une sorte de "coefficient systémique" qui indiquerait (le nombre de niveaux)/(le niveau de complexité) qu'elle prend en considération dans ses théories, une façon d'évaluer le "toutes choses égales par ailleurs" de la recherche.

Le plus rapide en tout cas serait que nos spécialistes commencent à apprendre la modestie... ce que le contexte dans lequel évolue la techno-science - en particulier la nécessité de (se) vendre - ne facilite pas vraiment.

 

* Lire aussi : Faire sa fête à la science

 

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