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  • " la sortie de l’Euro ne sera pas une catastrophe "

    Un entretien avec Frédo Lordon dans Marianne (récupéré d'une note précédente), et une intéressante Lettre ouverte à Henri Weber par Jacques Sapir

     

  • Europe faible, suite

    Comme suite à ma petite réflexion sur la faiblesse de l'Europe...

    Les Etats-Unis ont besoin d'une Allemagne forte, parce que cela signifie une Europe faible.

    Or l'Allemagne seule ne sera jamais qu'une puissance régionale, ce que peut tolérer "l'empire" surtout en considération des bénéfices...

    L'écho de la vente d'Alstom, soit à General Electric, soit à Siemens, montre bien le piège.

    Soit vous refilez le bébé aux USA, et la technologie, l'industrie, vont foutre le camp là-bas, dans l'escarcelle de "l'empire", soit vous vendez aux allemands, histoire de renforcer encore leur puissance industrielle, déjà très (trop?) importante (et on ne se demandera pas pourquoi).

    Peut-être trouvera-t-on une entreprise chinoise ou indienne, mais ce sera tout de même un affaiblissement.

    ...

    Ajoutons que l'Europe a des velléités réglementaires, genre REACH par exemple, qui défrisent nombre d'industriels, tout particulièrement Etatsuniens. On pinaille sur les OGM, sur la "culture" et des tas de trucs qui entravent la liberté des boutiquiers.

    ...

    Pas de doute me semble-t-il. La mondialisation heureuse a besoin d'une Europe politique faible... mais au-delà même, les boutiquiers ne veulent plus de politique.

    Ils veulent que nos choix de citoyen(ne)s soient ravalés à de simples choix... de produits commerciaux.

    Pour quoi faire, la politique? Pour que ces 99%, ignorants et peureux, viennent mettre leurs sales nez chaffoins dans les intérêts des 1% ? 

    Et quoi encore !

    L'Economique doit surpasser le Politique.

    C'est ce que l'on appelle la corruption absolue, où les populations et les politiciens eux-même, hypnotisés par les rêves de puissance commerciale, en oublient ce pourquoi ils sont là.

    Pour vivre en société.

    Or une société, ce n'est pas seulement son marché.

     

  • Bonus et coutume

    ( Lu dans Le Canard Enchaîné du 23/4/2014 )

    Pour résumer l'intervention du ministre de l'Economie, la semaine dernière, devant le Sénat, « Le Figaro » (18/4/2014) écrit que « Montebourg attaque les banquiers sur leurs salaires ». Plus précisément, il a montré, chiffres à l'appui, que « les bonus s'envolent et [que] les rémunérations des dirigeants de banques ont progressé dans des proportions absolument indécentes». Soit...
    +38% au Crédit Agricole,
    +14% chez Natixis,
    +29% à la BPCE.
    Mais les pédégés ne sont pas les seuls à se sucrer: Selon « Le Parisien » (19/4/2014) «les revenus des principaux opérateurs de marché et cadres importants de BNP Paribas et de la Société générale ont approché, en moyenne, le million d'euros l'an dernier».
    La crise est bien finie, et on se demande pourquoi Valls veut faire 50 milliards d'économie.

  • Petit poème

    Quand les 99% ont les impôts,

    Les 1% ont les paradis fiscaux.

     

    Hoâ, ça rime !

     

  • Qui a besoin d'une Europe faible?

    Petit panorama des forces en présence dont l'action, parfois concertée, permet de s'assurer que l'Europe ne devienne JAMAIS une puissance politique, et encore moins militaire...

    1- Les Etats-Unis
    "L'empire" ne peut tolérer l'émergeance d'une telle puissance. Quand l'Europe est unie politiquement, elle devient dangereuse économiquement, Cf par exemple Airbus. Tant qu'elle reste divisée par la compétition interne, libre et non faussée, il y a beaucoup moins de risques... Tant que l'OTAN existera, l'Europe n'aura pas de puissance militaire, puissance réservée au plus fort, et qui entend bien le rester. Cet OTAN est vraiment un instrument génial...

    2- Les pays Européens.
    Chacun a bien entendu beaucoup à perdre face à une Europe-puissance.
    Et parmi eux, c'est l'Allemagne qui craint le plus, raison pour laquelle elle profite de sa force pour imposer une structure économique qui lui satisfait et qui, entretenant les divisions internes, rejoint les intérêts des USA...
    Ajoutons les pays européens qui font plus franchement le jeu de "l'Empire" comme l'Angleterre et quelques autres.

    3- La Commission, et autres institutions européennes non démocratiques (BCE...)
    Une Union politique forte n'aura plus besoin de la Commission. Un conseil des représentants politiques ou autre bidule du genre conviendra. La BCE a tout pouvoir. Une reprise en main démocratique l'affaiblirait. On sous-extime souvent ce que les individus sont prêts à faire pour sauvegarder la structure qui les fait vivre.
    Beaucoup de pouvoir à perdre donc, et ce pouvoir, observons-le, joue le jeu de la division par la compétition...
    Remarquez, dans l'exemple des OGM, que face aux divisions des Etats, la Commission a choisi d'AUTORISER les importation, et non pas, comme ce serait tout aussi justifié, de les interdire. Ce choix, l'autorisation, fait le jeux des entreprises des USA.

    Cette compétition qui divise n'est pas le seul instrument au service de ceux qui jouent la faiblesse de l'Europe. Il y a aussi les guerres et autres troubles politiques.

    Bien sur, chaque pays européen y met son grain de sel, et tous les petits chefs en devenir - ou qui souhaitent le rester - continuent leurs petits jeux politiciens qui ont pour finalité, sinon pour but réel, une Europe faible, et donc moins de perte de pouvoir pour eux-même.

    Sur le plan géostratégique, voyons un peu le jeu des USA:
    - 1ere guerre mondiale 1914-1918
    Les USA interviennent au bout de trois ans, en 1917. Trois ans d'affaiblissement total. Il ne fallait tout de même pas que les pays européens soient trop épuisés, histoire qu'ils puissent rembourser les emprunts faits auprès des banques de l'Oncle Sam.

    - 2ème guerre mondiale 1939-1945
    Les USA n'entrent en guerre, en décembre 1941, que parce que les japonais les y forcent en les attaquant directement. Ils n'ont pas eu l'idée d'aller aider l'Europe, en guerre depuis septembre 1939 contre un Hitler particulièrement envahissant... Deux ans de déstabilisation totale, mais il faut dire qu'Hitler avait de bonnes références...

    - Entretien des guerres plus récentes, genre Kosovo. Citation Wikipedia: "Il faut observer qu'à la suite de la résolution 1199 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, c'est l'OTAN qui prend l'initiative malgré les articles 1612 et 1713 de la résolution 1199." L'OTAN est le bras armé des USA en Europe.

    - Aujourd'hui, nous avons la préparation d'une possible guerre, ou de moins une très forte déstabilisation en Ukraine, où se rejoignent l'intérêt des Etats-Unis et celui de la Russie. Une bonne guerre, ça vous requinque un petit chef en mal de popularité, qui en plus ressent lui aussi sur le plan stratégique la poussée de l'Europe Etatsunienne.

    Et si l'Europe manque de gaz, Washington pourra envoyer ses méthaniers de la paix. A prix d'ami.

    Ah... Si l'Europe pouvait n'être qu'un supermarché sans lois où ce seraient les USA qui alimenteraient les rayons...

    Tiens. Justement. Voici le TAFTA...

    Etc.

     

    Note1: Il ne s'agit pas ici de juger qui est "bon" et qui est "méchant". Il s'agit de (tenter de) comprendre des rapports de forces.

    Note2: Ce billet a une suite, ici.

  • Europe, la contradiction interne

    Comment créer une organisation politique solidaire (si du moins c'est bien là l'objectif) en se basant sur la sainte concurrence libre et non faussée qui, par nature, impose la lutte de chacun contre tous les autres ?

    L'argument de la Paix ne suffit plus.

     

  • Contrast

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  • Petit frère.

    Intrusion massive de la DGSE dans les communications des clients d'Orange : libertés en danger ! 

     


    La donneuse (extrait de "Ballade pour un voyou") par micheld1515

     

    " On sait qui vous êtes. On sait ce que vous faites. "

    Et bien on le fera quand même.

     

  • Syrie

    Nos médias ne parlent désormais de la Syrie que s'il y a de vrais morceaux de français entiers dedans, soit des journalistes qui la quittent, soit des gosses qui veulent y aller.

    Les Syriens, eux, n'ont toujours pas été libérés. Même pas contre rançon.