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intelligence

  • Comprendre, agir...

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    Nous avons une certaine tendance à penser qu'il suffit de mieux comprendre pour mieux agir.

    Il suffirait d'un peu plus de science pour régler les problèmes.

    Les choses ne sont pas aussi simples.

    Par exemple, on peut comprendre un système, mais ne rien pouvoir y faire, non pas par une "incompétence" mais par le fait que l'on n'est pas sur le même plan.

    Comprendre (''hypothéser'') la création des galaxies n'a évidemment aucun effet sur nos capacités à intervenir sur celles-ci.

    Le savoir est une chose, la capacité d'utiliser ce savoir une autre.

    C'est évident bien sûr...

    Voir plus, ici...

  • Pour plus d'intelligence humaine #IntelligenceHumaine

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    Un véritable lavage de cerveaux techno-global veut nous pousser à croire qu'il ne peut y avoir d'intelligence qu'artificielle.

    C'est une aberration, à but principalement commercial: ces prétendues "intelligences" ne seront pas gratuites. Ce sera des logiciels qu'il faudra acheter...

    Ce blogue a pour objectif de fournir, dans les limites de mes capacités, quelques éléments d'intelligences. Modeste, hein ! ;-)

    Un des principes de base est : "Le mot n'est pas la chose".
    L'idée que l'on se fait du monde n'est pas la monde.
    Les théories sur la réalité, les équations ne sont pas la réalité.

    Ce qui peut sembler une évidence ne l'est pas tant que ça. Nous avons une tendance à confondre nos mots avec la réalité, à croire que ce que nous disons EST véritablement la réalité, ou au moins une représentation exacte.
    C'est là une erreur.

    Cela ne veut pas dire que le langage est "faux" ou "mensonger". Il est... autre chose. Une représentation, une simplification.

    La photo d'un objet n'est pas l'objet lui-même, c'est bien évident.
    Les mots utilisés pour décrire l'objet sont une "photographie verbale" encore plus floue qu'une vraie photo.

    Dans  l'interêt de l'#IntelligenceHumaine il conviendrait de ne pas prendre nos mots au pied de la lettre.

  • Intelligence

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    Ceci est une petite réflexion personnelle autour de la question de l'intelligence, qui est très médiatisée par l'entremise de l'industrie informatique.

    Disons que l'intelligence est faite de plusieurs composantes en interactions:

    - Il y a les "données", c'est-à-dire la "réalité", faite d'objets (humains, arbres, de l'eau...) et d'événements (quelque chose arrive),

    - Il y a les relations entre ces "données", dont l'existence est rarement accessible à notre système de perception ordinaire,

    - Il y a des symboles (mots, théories, équations, suppositions au doigt mouillé...) qui sont en général l'expression de ces relations "invisibles" entre les "objets". Ces symboles, produits d'une intelligence, peuvent devenir eux-même des "objets" à partir desquels on peut, à nos risques et périls, baser une réflexion.

    Je distingue arbitrairement 2 types d’intelligences, la (1) et la (2).

    L'intelligence(1) intervient au niveau de la compréhension, la détermination de ces relations. C'est principalement la science, qui tente de déterminer le "pourquoi" des choses, c'est-à-dire de déterminer des relations entre des objets/événements/symboles. (je laisse de côté les hypothèses religieuses parce qu’invérifiables, et dont la discussion relève de la perte de temps)

    Ce que découvre l'intelligence(1) est aussi (plus ou moins) valide au moment de la recherche. C'est du savoir passé, en général reconstitué de manière réduite dans des expérimentation en laboratoire (qui font perdre beaucoup d'interactions possibles, inconnues puisque le sujet étudié n'est pas non plus connu. On prétend retirer du champ de l'étude tout ce qui ne SEMBLE pas pertinent, mais comment peut-on vraiment déterminer cette pertinence, sinon par des a-priori plus ou moins arbitraires)...

    Mais cela ne s'arrête pas là, puisqu'après la compréhension il y a l'action, la modification de la réalité. Apparemment, les humains ne cessent pas de vouloir changer ("améliorer") les choses.

    L'intelligence(2) est la (capacité de) mise en oeuvre du savoir acquis pour atteindre un objectif différent de ce que serait la "réalité" des relations sans intervention extérieure.

    Cette intelligence(2) implique un objectif précis qui consiste en général à devoir résoudre "un "problème".

    L'intelligence(2) se base entièrement sur les savoirs acquis par l'intelligence(1), et donc déjà anciens. Si celle-ci s'est trompée, a fait quelques erreurs ou omis des paramètres importants, ces problèmes viendront compliquer la situation *réelle* finale en créant des effets "secondaires" indésirables (et souvent cumulatifs).

    Autre point important: les pré-conceptions plus ou moins conscientes de la recherche (intelligence(1)) vont conditionner la totalité du processus.

    A partir de la même masse de données (bigdata), des spécialistes différents vont extraire uniquement ce qui intéresse leur spécialité.

    Un exemple simple: Un médecin et un policier dans une manifestation, qui font preuve d'intelligence(2). Le policier va rechercher les armes et les actes violents, quand un médecin recherchera les gens blessés. Les données sont les mêmes mais les actions de chaque intelligence sont différentes, tout autant que les résultats.

    L'objectif qui pilote l'intelligence(1) conditionne à la fois la sélection basique des données tout autant que le résultat final (car tout est lié dans un continuum).

    L'intelligence(2) est conditionnée par les production de l'intelligence(1), tout comme la technique est conditionnée par la science.

    "L'intelligence artificielle" relèvera, lorsqu'elle sera un peu plus au point qu'aujourd'hui - et si on y parvient jamais - une intelligence de type (2). Elle utilise des algorithmes qui sont l'expression logique du savoir relationnel découvert par l'intelligence(1), algos eux-même susceptibles de contenir des erreurs, et donc par des humains.

    Cet ensemble de relations est soumis, comme le reste, à la complexité de la réalité qui ne cesse de changer à tous les niveaux (ne serait-ce que par les changements induits par la technique-intelligence(2)).

    Le savoir d'aujourd'hui sera possiblement obsolète demain.

    Si vous modifiez la "réalité" à partir de ce savoir, soyez prêts à revenir sur ces modifications, ou payez-en les conséquences.

  • Les limites de l'intelligence

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    Donc, les limites de l'intelligence:

    1. Je ne sais pas tout.
    2. Ce que je sais est partiel, en raison même de la limite 1.
    3. Ce que je fais avec ce que je sais est conditionné par ce que je peux/veux faire, qui n'est pas nécessairement ce que peuvent/veulent faire les autres.
    4. Les idées, théories, équations sont des simplifications abstraites de la Réalité, qui a une forte tendance à changer continuellement alors qu'on ne lui demande rien.

  • Il n'y a pas d'algorithme neutre

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    Un algorithme est une "recette" pour "résoudre" un problème.

    La question qui suit est : résoudre comment, et dans l'intérêt de qui ?

    Non seulement l'algo est orienté en fonction de l'objectif de ses créateurs, mais en plus il y a le postulat implicite que le problème peut être résolu... c'est à dire qu'on connaît déjà les données (le problème), qu'on l'a déjà résolu, et qu'on va répéter la solution.

    Mais la réalité est changements.

    Il y a les données, et les relations entre les données.

    L'algorithme ne peut gérer une situation imprévue (nouvelles données, données différentes, relations entre données différentes) qu'en prenant des risques, qu'en faisant des choix arbitraires, non basés sur des faits suffisants puisqu'ils sont (partiellement) inconnus au moment de la conception de l'algo

    Nous demandera-t-il notre avis (dans une IA, si on arrive à en programmer qui fonctionnent au-delà de la résolution de problèmes simples) avant de faire des choix qui nous concernent ou suivra-t-il juste les intérêts de ses concepteurs ?

    Le problème est le même avec toute "intelligence".

    On n'est pas "intelligent" "dans le vide".

    Il faut savoir reconnaitre les données. Il faut avoir un objectif à atteindre, or cet objectif conditionne à la fois la sélection des données et les traitements qu'on va effectuer. L'intelligence est un système circulaire.

  • l'agorithme, ce savoir... du passé

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    L'intelligence.

     

    Beaucoup de données à "traiter", c'est-à-dire : si j'ai telle et telle donnée, alors je fais telle action.

    Pourquoi cette action et pas une autre ? Parce que je sais que c'est cette action que je dois faire.

    Comment est-ce que je le sais ? Parce que j'ai déjà rencontré ces données ?

     

    Je ne vais que répéter les mêmes actions, alors que presque par définition la réalité est changeante et que de nouvelles configurations apparaissent continuellement.

     

    Cette intelligente est archaïque. Elle est incapable de s'adapter vraiment. Et si elle a un certain niveau d'adaptation, elle finira toujours par trouver ses limites. Le hamster connaît très bien sa cage, en détail, il peut s'adapter un peu aux changements. Lâchez-le dans la nature et son savoir ne sert plus à rien.

     

    A nouvelles données, traitement nouveau.

    L'algorithme figé est déjà archaïque, lui aussi. Il est résultat d'une configuration du réel déjà passée.

     

    L'Intelligence prend des initiatives.

    Elle est capable de créer à partir du nouveau et de l'incertain.

    Elle sait que la certitude comporte très souvent une erreur de jugement.

    Elle prend des risques, parce qu'on ne peut pas faire autrement.

     

    Laissera-t-on les machines prendre les risques à notre place ?

    Avec quel(s) risque(s) ?

  • Machine, intelligence artificielle: la démission

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    La machine pour faire le travail à notre place.

    L'intelligence artificielle pour... penser et surtout décider à notre place.

     

    Dès lors, c'est la machine "intelligente" (????) qui vivra à notre place ?

     

    Qu'est-ce que vivre, sinon faire et décider ?...

     

  • Et l'Intelligence humaine ?

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    Dépêchons-nous de créer une intelligence artificielle qui marche.

    Côté intelligence humaine, les assauts associés de la bêtise ordinaire (surtout publicitaire et de propagande) et des polluants neurotoxiques ne lui laissent que peu d'avenir.

    Or on peut nous remplacer un rein ou le cœur, mais pas le cerveau.

    C'est con, hein.