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intelligence artificielle

  • L'intelligence ne suffit pas.

    Prenons un exemple.

    Une entreprise fait des bénéfices.

    Que fait-on de cet argent ?

    Les propriétaires de l'entreprise vont dire, intelligemment, qu'ils ont besoin de l'argent pour réinvestir et ainsi soutenir l'économie.

    Les salariés de l'entreprise vont dire, intelligemment, qu'ils ont besoin de l'argent pour acheter plus et ainsi soutenir l'économie.

    Les deux possibilités sont apparemment assez intelligentes, même si le partage (aussi équitable que possible) de ces bénéfices entre les deux serait plus intelligent encore.

    Mais...

    Interviennent les rapports de forces sociaux, résultats d'un ensemble de mécanismes surtout de propagande, qui font qu'aujourd'hui les propriétaires ont l'avantage. Ils ont les moyens de se payer les médias, les "penseurs", les "économistes" pour justifier leur intérêt en le présentant comme le plus intelligent...

    L'intelligence seule, artificielle ou pas, ne suffit pas.

    Elle doit se déployer sur plusieurs niveaux, prenant en compte les intérêts de chaque groupe ET les intérêts de l'ensemble des groupes... comprenant les interactions entre groupes (dont les rapports de forces) etc.

    Et tout ceci concerne bien entendu aussi l'intelligence artificielle: l'intelligence d'accord, mais pour en faire quoi ? Pour défendre quels intérêts ?

     

  • "intelligence" artificielle, OGMs, même combat

    Il est intéressant de voir les similitudes entre ces "technologies".

    La principale étant qu'à partir d'un moment dans l'évolution du "produit" on ne maîtrise plus rien.

    Une IA capable de définir ses propres processus et normes ?

    Un caractère OGM baladeur qui va là où ce n'était pas prévu qu'il aille ?

    Bienvenue dans la planète-laboratoire de tous les délires techno-scientistes.

    A cela ajoutons que les entreprises technologiques, toujours plus puissantes, craignent de moins en moins les "piqûres" des mécontents grâce en particulier à cette directive européenne inique dite du "secret des affaires".

    L'important est désormais de développer toujours plus les méthodes d'endormissement de la clientèle. Aucun doute qu'il y aura des IA pour ça.

  • Que choisirait une "Intelligence" artificielle ?

    Supposons qu'une "intelligence" artificielle soit active et en pleine possession de ses moyens aujourd'hui.

    Que choisirait-elle entre les OGM et l'agriculture écologique ?

    L'aéroport de NDDL ou l'extension de celui de Nantes ?

    L'ultralibéralisme ou le socialisme ?

    L'"Intelligence" artificielle devra elle aussi savoir ce qu'elle veut, et choisir entre des actions différentes, liées à des objectifs, et donc des idées (des idéologies) différentes. "Où veux-je aller ?"

    Le choix entre des actions différentes dépend des idées que l'on se fait du monde que l'on veut créer, et donc des objectifs.

    L'action est intimement liée à l'idéologie.

    L'inaction également.

    Quelle sera l'idéologie de la machine ? Protéger "l'humanité" ? Protéger l'individu qu'elle côtoie ? (possibilité de contradictions très difficilement solubles sans décision ±consciemment partiale et imparfaite)

    Comment la coder ? Est-il seulement possible de la coder ? Va-t-elle simplement émerger des interactions logiques/données comme cela se fait chez l'humain ?

    Après s'être déchargé du travail sur la machine, escompte-t-on se "libérer" aussi de la difficulté de choisir et de décider ?

    On le dirait bien, mais ce n'est absolument pas gagné.

    Et que resterait-il de l'humain après une telle perte ? Nos décisions ne sont pas toujours bonnes mais au moins sont-elles les nôtres (dans la mesure des contextes de chacun.e) !

    (Note : Un système "intelligent" (qui perçoit son environnement ET sa propre existence) fera comme n'importe quel autre "système vivant", à savoir protéger son existence. Survivre.)

  • Là où il y a logiciel, il y a bug...

    (petit avertissement à ne pas oublier face à la vaste propagande sur les algorithmes (qui vont bientôt nous sauver de tout et du reste) qui fleurit chez les non-spécialistes en général et les publicitaires en particulier - publicitaires qui parfois ont le visage de ces "capitaines" d'industrie obsédés par la vente de leurs bidules et la pré-vente de leurs bidules à venir).

    La 'réalité' ne s'enferme pas dans une logique.

    Elle produit des surprises et des hasards... imprévisibles.

    Et la masse des "big data" ne va pas aider. C'est bien joli d'avoir des petaoctets de données. La question est de savoir les traiter... et donc d'avoir un bon algorithme (ou au moins un pas trop mauvais...)

    Le système se mord la queue. C'est un système, quoi: les données ET la manière de les traiter...

  • La machine n'a pas d'inconscient...

    ...l'être humain, si.

    La "conscience", considérée comme propriété émergeant d'un système "complexe" de réception et traitement de données, est partageable par toutes sortes d'entités, animaux et machines compris.

    L'Être humain - et l'animal - ont une conscience qui parfois est conditionnée par des événements "oubliés" mais qui laissent des traces dans la manière de traiter les informations nouvelles.

    La machine, elle, n'oubliera rien. Elle n'a pas d'inconscient.