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  • Les maladies "génétiques"

    Le génome n'est ni une "boite noire" ni un coffre-fort. Nous héritons à notre naissance d'un morceau du génome de chacun de nos parents, reconstitué à la suite d'une opération biochimique plutôt délicate, la méiose, au cours de laquelle bien des choses peuvent advenir pour perturber le "coffre-fort" dès sa fabrication.

    icilleurs_les-maladies-genetiques-6076458.jpgLe génome résulte très très probablement (!) de millénaires d'évolution, d'adaptations diverses... millénaires pendant lesquels aucun des produits artificiels - créés par les humains - n'ont existé. Cette évolution, ces adaptations se sont faites sans ces produits, qui pour beaucoup s'attaquent aujourd'hui à l'organisme, que ce soit lors de la méiose que tout au long de la vie des individus. Et contre ça, notre organisme a des réponses limitées, quoique peut-être plus puissantes que certains ne le voudraient (effets placebo/nocebo, etc.)

    Vous pouvez déduire vous-même à partir de ces éléments la validité de l'expression "maladie génétique".

    Dès qu'il y a activité/réponse biologique (à un événement externe), il y a du génome quelque part, tout simplement pour que l'organisme soit organisé pour pouvoir répondre. La réponse à un événement non prévu ne peut qu'être moins bien adapté que lorsque l'événement est "connu" (plus ou moins "enregistré" dans le génome).

    L'expression "maladie génétique" peut s'appliquer à un degré divers à toute maladie. Et quand on ne sait pas, on dit que c'est génétique. C'est pratique: ça rend le malade seul "responsable" de sa maladie : C'est votre génome qui ne va pas mon vieux !

    Cette notion a d'autres usages:

    - Elle donne l'impression d'avoir Une Cause bien précise. L'humain aime ça, les causes précises et simples. ça rassure. En "réalité", nous sommes la plupart du temps dans une (succession de)/(corrélation entre) causes&effets de type systémique qui ne paraît complexe que parce que nous ne nous sommes pas donnés les outils pour l'évaluer.

    - Elle donne du travail aux généticiens sans coûter le leur aux chimistes qui peuvent continuer à produire des tas de composés tous plus utiles les uns que les autres.

     

    La critique raisonnée de la techno-science doit être proportionnelle à sa puissance.

  • La méthode scientifique

    La méthode scientifique crée une myriade de micro-savoirs mal connectés.
    Elle conduit à ignorer PAR CONCEPTION beaucoup des relations existantes dans une réalité systémique.

    Quand ce savoir partiel est exploité par la technique, ces relations n'ont pas disparu,
    induisant ces effets "secondaires" capables de dépasser en puissance les effets primaires "positifs"

    La maitrise du feu a été une réussite techno-scientifique pour l'humanité.
    La fumée n'a été longtemps qu'un détail sans importance, un effet secondaire se dissipant dans le vent...

    Il ne s'agit pas d'arrêter la science, mais d'intégrer profondément ses limites à notre réflexion,
    surtout lors de l'étape de mise en oeuvre technique. Une compréhension partielle ou erronée
    est beaucoup moins grave que la réalité modifiée à partir de cette erreur.

    Modestie et transdisciplinarité.

  • Approche critique de la techno-science

    Lorsque vous êtes un spécialiste en neuro-quelquechose vous devenez instantanément une référence dans quasiment tous les domaines pour les journalistes en parrticulier, et le public en général.

    L'aveuglement populaire face aux limites de la techno-science (et en particulier face à l'hyper-spécialisation et au réductionnisme de la méthode) est total.

    La force d'un spécialiste, c'est qu'il connaît son domaine (du moins espérons-le).

    La faiblesse d'un spécialiste, c'est qu'il ne connaît rien d'autre hors de son domaine (ou en tout cas pas plus que n'importe qui de non spécialiste)