Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Mots variés sur choses diverses - Page 2

  • l'agorithme, ce savoir... du passé

    L'intelligence.

     

    Beaucoup de données à "traiter", c'est-à-dire : si j'ai telle et telle donnée, alors je fais telle action.

    Pourquoi cette action et pas une autre ? Parce que je sais que c'est cette action que je dois faire.

    Comment est-ce que je le sais ? Parce que j'ai déjà rencontré ces données ?

     

    Je ne vais que répéter les mêmes actions, alors que presque par définition la réalité est changeante et que de nouvelles configurations apparaissent continuellement.

     

    Cette intelligente est archaïque. Elle est incapable de s'adapter vraiment. Et si elle a un certain niveau d'adaptation, elle finira toujours par trouver ses limites. Le hamster connaît très bien sa cage, en détail, il peut s'adapter un peu aux changements. Lâchez-le dans la nature et son savoir ne sert plus à rien.

     

    A nouvelles données, traitement nouveau.

    L'algorithme figé est déjà archaïque, lui aussi. Il est résultat d'une configuration du réel déjà passée.

     

    L'Intelligence prend des initiatives.

    Elle est capable de créer à partir du nouveau et de l'incertain.

    Elle sait que la certitude comporte très souvent une erreur de jugement.

    Elle prend des risques, parce qu'on ne peut pas faire autrement.

     

    Laissera-t-on les machines prendre les risques à notre place ?

    Avec quel(s) risque(s) ?

  • La "nature" n'est pas spécialisée

    La science occidentale a un biais aussi fondamental que soigneusement esquivé par ses professionnels et ceux qui la promeuvent : le réductionnisme.

    Son expression peut-être la plus pure se voit avec le problème des CFC et de la couche d'ozone.

    Les chimistes "au sol" ont réalisé un progrès en créant les CFC.

    Les chimistes de la haute atmosphère, les mêmes chimistes avec le même savoir, ont observé la destruction de notre ozone protectrice... ce qui aurait des conséquences à des niveaux plus généraux que juste au niveau chimique (le biologique en particulier, tous les niveaux interagissent).

    Dans la même discipline, on peut être conduit à expérimenter des événements similaires (des réactions chimiques) mais aux conséquences apparemment contradictoires (la résolution scientifique à un certain niveau est en même temps la création d'un nouveau problème à un autre niveau).

    La contradiction n'est qu'apparente en effet. Le problème est dans l'hyper-spécialisation: on cherchait au sol à résoudre un problème, et on l'a fait, en extrayant de son milieu général ce problème, en développant une technique via des gaz spécifiques.

    Le biais réductionniste, inévitable de la méthode scientifique se voit aussi tous les jours avec les pesticides dans la chaîne alimentaire par exemple.

    Il se voit dans la médecine, avec l'approche génomique, ou la neurologique, chacune étant l'expression de ce réductionnisme, de ce coupage de la réalité en morceaux qui ignore/détruit des relations fondamentales et naturelles entre les objets dans une réalité systémique.

    Les méthodes supposées assurer une meilleure qualité à la production scientifiques, en particulier la validation par des pairs, ne résout pas grand chose.  Ces pairs font partie de la même spécialité (ceux d'autres spécialités ne comprendraient rien en raison d'un langage lui aussi spécialisé.) Ils ont le même biais: ils extraient leurs objets d'étude de la même manière, laissant de côté les "détails", les relations de ces objets avec le milieu, source de la création du "problème suivant"...

    La "santé" ce n'est pas (seulement) la médecine.

    L'agriculture, ce n'est pas (seulement) la génétique.

    L'intelligence, ce n'est pas (seulement) l'algorithme.

    etc.

    Chaque niveau a son utilité, mais n'est pas nécessairement le plus pertinent pour régler les problèmes du niveau systémique associé.

    La "nature" n'est pas spécialisée. Tout est lié d'une façon ou d'une autre. Ce pourrait même être la définition du terme "nature" : des systèmes en interactions constantes, de l'atome à la biosphère, sans oublier les artefacts produits par les populations, et tout cela au fil du temps, chaque nouvel élément venant interagir avec les autres.

    Un vaste bordel en quelque sorte.

    On peut limiter le risque par la conscience que devraient avoir les scientifiques eux-mêmes de cette limite de leur méthode (qui pourrait prendre la forme de la modestie) et, pratiquement, par l'utilisation intensive de la transdisciplinarité.

    Or tout cela coûte cher. "La science" dépend aussi de paramètres externes comme le financement et le retour sur investissement.

    Le réductionnisme, c'est rapide et ça rapporte rapidement.

    Les dégâts...
    et bien on verra plus tard (puisqu'on se garde de pointer la techno-science comme cause majeure des changements climatiques, ce qu'elle est pourtant via des conséquences "non prévues"... Non prévues puisqu'introuvables via l'approche réductionniste qui supprime les relations importantes qui en sont à l'origine !)

    Modestie.

    Transdisciplinarité.

    Techno-science sans conscience de ses limites (internes et externe) est ruine de l'humanité.

  • La science, ce n'est pas la technique

    Lorsque l'on tente de comprendre quelque chose, ce qu'on appelle l'acquisition d'un savoir, il n'est pas très grave de se tromper. On recommence par une autre voie, on pose le problème différemment...
    C'est la science, dont la méthode réduit la complexité pour rendre l'acquisition plus facile, plus pratique.

    Lorsque vous utilisez la technique pour modifiez la réalité à partir d'un savoir acquis par la science, l'erreur, l'approximation, la non-prise en compte d'éléments apparemment "extérieurs" a des conséquences beaucoup plus pratiques.

    Dans l'intérêt de la raison, il convient de ne pas considérer de la même manière la science et la technique, l'acquisition du savoir et sa mise en oeuvre.

    Un nouveau savoir s'additionne aux autres.
    La réalité n'est pas spécialisée.

  • "intelligence" artificielle, OGMs, même combat

    Il est intéressant de voir les similitudes entre ces "technologies".

    La principale étant qu'à partir d'un moment dans l'évolution du "produit" on ne maîtrise plus rien.

    Une IA capable de définir ses propres processus et normes ?

    Un caractère OGM baladeur qui va là où ce n'était pas prévu qu'il aille ?

    Bienvenue dans la planète-laboratoire de tous les délires techno-scientistes.

    A cela ajoutons que les entreprises technologiques, toujours plus puissantes, craignent de moins en moins les "piqûres" des mécontents grâce en particulier à cette directive européenne inique dite du "secret des affaires".

    L'important est désormais de développer toujours plus les méthodes d'endormissement de la clientèle. Aucun doute qu'il y aura des IA pour ça.

  • Il n'y a pas de déchets dans la nature

    Il y a un gros problème avec les "déchets" organiques.

    Quelques éléments de réflexion:
    - la nature ne connaît pas les déchets. Tout se recycle, servant à produire autre chose.
    - notre agriculture est entièrement basée sur des processus naturels (n'en déplaise aux tripoteurs de génomes et autre chimistes le riz pousse tout seul).
    - Pour une agriculture véritablement durable, il faudrait faire en sorte de se débarrasser des intrants type phosphate et phosphore, etc. dont la production est pour certains de plus en plus problématique.
    Pour les éviter il y a une solution "simple" : Rien de ce qui est produit dans un champ ne doit en être enlevé sauf ce qui sert à la nourriture des humain (Cf l'"agriculture naturelle" de M. Fukuoka)

    Dans ce cas, il sera impossible d'affecter ces non-déchets à la production de quoi que ce soit d'autre comme les sources d'énergie par exemple...

    PENSER SYSTEME VIVANT.

  • C'est du Grec

    ( Avec Vassilis Tsitsanis )

  • Que choisirait une "Intelligence" artificielle ?

    Supposons qu'une "intelligence" artificielle soit active et en pleine possession de ses moyens aujourd'hui.

    Que choisirait-elle entre les OGM et l'agriculture écologique ?

    L'aéroport de NDDL ou l'extension de celui de Nantes ?

    L'ultralibéralisme ou le socialisme ?

    L'"Intelligence" artificielle devra elle aussi savoir ce qu'elle veut, et choisir entre des actions différentes, liées à des objectifs, et donc des idées (des idéologies) différentes. "Où veux-je aller ?"

    Le choix entre des actions différentes dépend des idées que l'on se fait du monde que l'on veut créer, et donc des objectifs.

    L'action est intimement liée à l'idéologie.

    L'inaction également.

    Quelle sera l'idéologie de la machine ? Protéger "l'humanité" ? Protéger l'individu qu'elle côtoie ? (possibilité de contradictions très difficilement solubles sans décision ±consciemment partiale et imparfaite)

    Comment la coder ? Est-il seulement possible de la coder ? Va-t-elle simplement émerger des interactions logiques/données comme cela se fait chez l'humain ?

    Après s'être déchargé du travail sur la machine, escompte-t-on se "libérer" aussi de la difficulté de choisir et de décider ?

    On le dirait bien, mais ce n'est absolument pas gagné.

    Et que resterait-il de l'humain après une telle perte ? Nos décisions ne sont pas toujours bonnes mais au moins sont-elles les nôtres (dans la mesure des contextes de chacun.e) !

    (Note : Un système "intelligent" (qui perçoit son environnement ET sa propre existence) fera comme n'importe quel autre "système vivant", à savoir protéger son existence. Survivre.)

  • Machine, intelligence artificielle: la démission

    La machine pour faire le travail à notre place.

    L'intelligence artificielle pour... penser et surtout décider à notre place.

     

    Dès lors, c'est la machine "intelligente" (????) qui vivra à notre place ?

     

    Qu'est-ce que vivre, sinon faire et décider ?...

     

  • Les merveilles de la propagande. Aujourd'hui: le "tunnel du Hamas"

    Entendu dans un journal radio : l'armée israélienne a bombardé "un tunnel du Hamas" à Gaza.

    Divers reportages sur cette zone (entièrement fermée) ont montré que les tunnels étaient surtout utilisés par la population pour pouvoir survivre. La sortie de la zone est contrôlée par l'armée israélienne, et extrêmement difficile.

    Comment savoir si ce "tunnel du Hamas" (dixit une information forcément fournie par Israël, qui est juge et partie dans la situation, répétée sans aucun recul par nos journalistes) n'était pas un simple tunnel utilisé par la population (Et peut-être par le Hamas) ?

    On ne le sait pas.

    Ce que l'on sait par contre c'est que le simple fait de parler de "tunnel du Hamas" permet en trois mots de justifier l'intervention militaire, puisque cette organisation est considérée comme terroriste.

    Que ce tunnel permette EN MÊME TEMPS à la population de survivre ne saurait être un argument.
    Ce sont des terroristes voyons.

    Penser simple.
    C'est moins fatiguant.