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Mots variés sur choses diverses - Page 4

  • Chimie "verte" contre chimie du pétrole ?

    La distinction est assez "amusante."

    Qu'y a-t-il de plus biologique que le pétrole ?

    Le problème vient du fait que

    1- Le pétrole est un composé naturel plutôt toxique,

    2- Les déclinaisons qu'on fait à partir de ses molécules sont utiles mais aussi souvent toxiques:  Tout composé, artificiel ou pas, a des caractéristiques utiles dans un certain contexte ET nuisible dans d'autres.

    3- Les effets de ces molécules (artificielles ou pas) dans notre biosphère limitée sont possiblement en rapport avec les quantités répandues, possiblement industrielles. On meurt de trop boire d'eau, même de source garantie pure.

    4- Ces effets sont aussi possibles même à des quantités infimes lorsqu'elles interviennent dans des processus "sensibles" comme la reproduction par exemple (le contexte !)...

    icilleurs_chimie-verte-contre-chimie-du-petrole.jpgL'origine, pétrole ou pas, n'a rien à y voir, et le "vert" de chimie "verte" ressemble plus à de la propagande dont le principal objectif est de défendre la filière techno-scientifique hyper-spécialisée qui s'est ainsi trouvée une esquive apparemment écolo-compatible.

    Je ne dis pas que "ça ne sert à rien" ou que "c'est mauvais".

    Je dis que les précautions à prendre sont exactement les mêmes, quelle que soit "la chimie".

     

  • La faiblesse du spécialiste

    La force du spécialiste, c'est de connaître sa spécialité.

    La faiblesse du spécialiste, c'est de ne connaître que sa spécialité.

    La spécialisation, c'est fixer son regard sur un détail... ce qui fait cesser de voir tout ce qui l'entoure.

    icilleurs_la-faiblesse-du-specialiste-6077283.jpgC'est intéressant, on apprend des choses, mais il ne faut pas oublier qu'on laisse de côté un très grand nombre d'informations, surtout lorsqu'on veut ensuite influencer la réalité à partir de ce qui a été appris (et qui est valable, mais principalement dans le contexte "hors-sol" créé par la méthode scientifique).

    Dans la "réalité" tout ce qu'on a omis d'observer pour "mieux" comprendre le détail dans un labo avec "toutes choses égales par ailleurs", tout cela est toujours là, dehors, là où le reste du troupeau s'agite.

     

  • Les maladies "génétiques"

    Le génome n'est ni une "boite noire" ni un coffre-fort. Nous héritons à notre naissance d'un morceau du génome de chacun de nos parents, reconstitué à la suite d'une opération biochimique plutôt délicate, la méiose, au cours de laquelle bien des choses peuvent advenir pour perturber le "coffre-fort" dès sa fabrication.

    icilleurs_les-maladies-genetiques-6076458.jpgLe génome résulte très très probablement (!) de millénaires d'évolution, d'adaptations diverses... millénaires pendant lesquels aucun des produits artificiels - créés par les humains - n'ont existé. Cette évolution, ces adaptations se sont faites sans ces produits, qui pour beaucoup s'attaquent aujourd'hui à l'organisme, que ce soit lors de la méiose que tout au long de la vie des individus. Et contre ça, notre organisme a des réponses limitées, quoique peut-être plus puissantes que certains ne le voudraient (effets placebo/nocebo, etc.)

    Vous pouvez déduire vous-même à partir de ces éléments la validité de l'expression "maladie génétique".

    Dès qu'il y a activité/réponse biologique (à un événement externe), il y a du génome quelque part, tout simplement pour que l'organisme soit organisé pour pouvoir répondre. La réponse à un événement non prévu ne peut qu'être moins bien adapté que lorsque l'événement est "connu" (plus ou moins "enregistré" dans le génome).

    L'expression "maladie génétique" peut s'appliquer à un degré divers à toute maladie. Et quand on ne sait pas, on dit que c'est génétique. C'est pratique: ça rend le malade seul "responsable" de sa maladie : C'est votre génome qui ne va pas mon vieux !

    Cette notion a d'autres usages:

    - Elle donne l'impression d'avoir Une Cause bien précise. L'humain aime ça, les causes précises et simples. ça rassure. En "réalité", nous sommes la plupart du temps dans une (succession de)/(corrélation entre) causes&effets de type systémique qui ne paraît complexe que parce que nous ne nous sommes pas donnés les outils pour l'évaluer.

    - Elle donne du travail aux généticiens sans coûter le leur aux chimistes qui peuvent continuer à produire des tas de composés tous plus utiles les uns que les autres.

     

    La critique raisonnée de la techno-science doit être proportionnelle à sa puissance.

  • La méthode scientifique

    La méthode scientifique crée une myriade de micro-savoirs mal connectés.
    Elle conduit à ignorer PAR CONCEPTION beaucoup des relations existantes dans une réalité systémique.

    Quand ce savoir partiel est exploité par la technique, ces relations n'ont pas disparu,
    induisant ces effets "secondaires" capables de dépasser en puissance les effets primaires "positifs"

    La maitrise du feu a été une réussite techno-scientifique pour l'humanité.
    La fumée n'a été longtemps qu'un détail sans importance, un effet secondaire se dissipant dans le vent...

    Il ne s'agit pas d'arrêter la science, mais d'intégrer profondément ses limites à notre réflexion,
    surtout lors de l'étape de mise en oeuvre technique. Une compréhension partielle ou erronée
    est beaucoup moins grave que la réalité modifiée à partir de cette erreur.

    Modestie et transdisciplinarité.

  • Approche critique de la techno-science

    Lorsque vous êtes un spécialiste en neuro-quelquechose vous devenez instantanément une référence dans quasiment tous les domaines pour les journalistes en parrticulier, et le public en général.

    L'aveuglement populaire face aux limites de la techno-science (et en particulier face à l'hyper-spécialisation et au réductionnisme de la méthode) est total.

    La force d'un spécialiste, c'est qu'il connaît son domaine (du moins espérons-le).

    La faiblesse d'un spécialiste, c'est qu'il ne connaît rien d'autre hors de son domaine (ou en tout cas pas plus que n'importe qui de non spécialiste)

     

  • Incapables de critiquer la Science, ou le dogmatisme scientiste.

    Il est affligeant d'entendre cette absence à peu près totale d'esprit critique vis-à-vis de la techno-science.

    La techno-science accumule une masse gigantesque de détails, mais sans aucune cohérence.

    Chaque spécialité prétend comprendre le système, ce qui est une aberration logique.

    L'algorithme n'est pas l'intelligence.

    Le génome n'est pas le vivant.

    La technologie résout un détail à court terme et crée instantanément des problèmes à moyen et long terme.

    Il faut comprendre le terme "réductionnisme"  et réfléchir aux Conséquences, au lieu de répéter la propagande techno-scientiste de tous ces gens qui ont tellement de gadget techniques à vendre...

    Critiquer la science n'est pas la rejeter mais mieux en comprendre les limites et les risques. PARCE QU'IL Y EN A !

    Techno-science sans conscience de ses limites sera ruine de l'humanité.

  • L'intelligence ne suffit pas.

    Prenons un exemple.

    Une entreprise fait des bénéfices.

    Que fait-on de cet argent ?

    Les propriétaires de l'entreprise vont dire, intelligemment, qu'ils ont besoin de l'argent pour réinvestir et ainsi soutenir l'économie.

    Les salariés de l'entreprise vont dire, intelligemment, qu'ils ont besoin de l'argent pour acheter plus et ainsi soutenir l'économie.

    Les deux possibilités sont apparemment assez intelligentes, même si le partage (aussi équitable que possible) de ces bénéfices entre les deux serait plus intelligent encore.

    Mais...

    Interviennent les rapports de forces sociaux, résultats d'un ensemble de mécanismes surtout de propagande, qui font qu'aujourd'hui les propriétaires ont l'avantage. Ils ont les moyens de se payer les médias, les "penseurs", les "économistes" pour justifier leur intérêt en le présentant comme le plus intelligent...

    L'intelligence seule, artificielle ou pas, ne suffit pas.

    Elle doit se déployer sur plusieurs niveaux, prenant en compte les intérêts de chaque groupe ET les intérêts de l'ensemble des groupes... comprenant les interactions entre groupes (dont les rapports de forces) etc.

    Et tout ceci concerne bien entendu aussi l'intelligence artificielle: l'intelligence d'accord, mais pour en faire quoi ? Pour défendre quels intérêts ?