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systémique

  • Approche systémique

    Il me semble qu'il faut envisager la question djihadiste de la même façon que l'on devrait envisager toute question : de manière "systémique".
    Tout événement, surtout politique a de multiples causes et produit de nombreuses conséquences qui elles-même le font changer/évoluer.
    Il y a de la religion dans le djihadisme.
    Il y a des rapports de pouvoir.
    Il y a des questions psychologiques, voire parfois biologiques.
    Il y a de l'Histoire.
    Il y a des individus et des groupes ayant des objectifs variés, et qui ont intérêt à faire ressortir un aspect plutôt qu'un autre.

    Il faut pouvoir tenir tous les bouts de la logique... comme pour tout événement.

    Chaque aspect demande des compétences, des savoirs spécifiques qui doivent s'additionner et pas entrer en concurrence. C'est la Science moderne, qui se doit d'être la plus systémique possible: plus de savoirs pour mieux comprendre et mieux combattre si besoin.

    Ce type d'approche n'est malheureusement pas très facile, ne fournit pas de réponse simple et rapide, et ne convient donc pas à la multitude de manipulateurs (et d'ignorants) qui "font" notre société à coup de slogans.

    On peut indiquer à leur décharge que la structure même de notre langage (une idée à la fois, l'une après l'autre, renforçant implicitement le simplisme "une cause, une conséquence") n'aide pas à cette approche systémique. 

     

  • Mieux comprendre pour mieux combattre

    Dans les affaires actuelles de violences sexuelles, tout comme pour ce qui concerne la pédophilie voire les comportements de type pervers narcissiques et autres personnalités toxiques, il semble qu'on ne s'intéresse qu'aux aspects les plus simples et aux "solutions" rapides.

    Se débarrasser des coupables, et poser souvent des responsabilités bien trop simplistes.

    Un individu est un résultat, changeant.

    Ce résultat provient d'influences bio, psycho et socio... logiques.

    Omettre un ou plusieurs de ces aspects conduit à mal comprendre, et donc à mal combattre.

    Sur le plan biologique, il semble bien qu'il existe des pulsions sexuelles, de domination (cf Laborit).

    Sur le plan psychologique, on se donne des justifications, des cadres "idéologiques" pour justifier son comportement.

    Socialement, L'extérieur donne des "principes" justifiant (ou pas) son comportement.

    Il faut aussi considérer la façon dont le langage transmet ces idées, et comment.

    La plupart des problèmes humains devraient il me semble être envisagés selon ces angles d'approche, simultanément et en interaction.

     

    (Prémisses d'une approche bio-psycho-socio-logique

    des questions Humaines)

  • Ne produisez pas: faites juste intermédiaire. C'est beaucoup plus rentable.

    ... c'est plus rentable, et en plus beaucoup moins fatiguant !

    Deux émissions en rapport avec l'agriculture hier et ce matin.

    Un reportage sur le tourisme en Grèce.

    Dans le premier cas, l'agriculture industrielle, où le producteur intégré dans la Grande Chaîne Techno-économique se voit ravaler au statut de simple rouage. C'est lui qui produit, qui à cause de cela a probablement le plus de contraintes, et c'est lui qui en recueille les bénéfices les plus infimes. Le complexe agro-industriel vit littéralement, en Occident, du soutien Public à cette agriculture. L'argent de l'Europe - c'est-à-dire l'argent des Européen(ne)s - finance l'achat d'engrais polluants, de semences piégées, de machines suréquipées, de banquiers profiteurs, etc.

    Dans l'autre cas, le tourisme: malgré une augmentation du tourisme en Grèce, les hôteliers, restaurateurs locaux, etc. en profitent à peine. La raison: le "tout compris" pour les touristes, qui conduit à une pression très importante sur les prix côté "producteurs". Les industriels du tourisme, profitant de leur puissance économique, font tomber les prix des prestations à des niveaux tels que, là aussi, ce sont les producteurs qui finissent par payer le vrai prix du "pas cher." ... Il y a de plus en plus de salariés chez les intermédiaires. Il faut les payer encore un peu, quand même, et surtout retourner le plus possibles aux actionnaires, ceux qui sont conditionnés à croire qu'il suffit de payer pour s'exonérer de toute autre responsabilité.

    Tous ces intermédiaires sont la plupart du temps des entreprises de taille industrielle. Le producteur seul ne produit jamais - ou très rarement - assez (du point de vue industriel) pour avoir suffisamment de poids face aux technocrates et politiciens qui décident des orientations économiques et Politiques (sans parler de la corruption). En conséquence, le politicard choisit les intérêts des plus gros, présentés en long et en large, avec moult arguments, comme vitaux pour la Société entière.

    L'idéologie Scientifico-techno-économico-industrielle "classique" - ultra réductionniste - vient au secours de nos intermédiaires. Hors de la techno-science telle qu'elle s'est développée jusqu'à aujourd'hui, "il n'y a pas d'alternative". Les approches systémiques, transdisciplinaires, de transmission de savoirs plutôt que de produits, semblent largement incompatibles avec l'appât du gain hystérique qui vient avec le système économique capitaliste tel que nous le vivons.

    Certaines contraintes imposées par l'organisation de la société - en particulier la concentration des populations dans les villes - viennent encore au secours de nos intermédiaires... quoique... Les expérience d'agriculture urbaine...

    Les alternatives, raisonnables et efficaces, existent. C'est à chacun(e) de nous de les faire vivre, autant dans la terre que dans les médias, chacun(e) selon ses moyens...